• Mickael Balloi

Les 7 niveaux de profondeur de notre personnalité

Mis à jour : 20 mars 2019

Nous sommes plus complexes que ce que nous montrons : notre personnalité peut être structurée en 7 niveaux qui nous aident à mieux comprendre qui nous sommes, au-delà du visible.

Sommaire

  • Introduction

  • Présentation

  • En bref

  • Application

  • Lien avec les parties

  • Conclusion

Introduction

Chaque année nous sommes des millions à décider de changer nos mauvaises habitudes : ce sont les fameuses bonnes résolutions. Et malheureusement bien souvent une bonne partie d'entre nous part plein de motivation et de bonne volonté avant de finalement abandonner au bout de quelques semaines.


Pourquoi ne suffit-il pas de le vouloir pour changer ? Le modèle des "Niveaux Logiques" établi par Robert Dilts permet de comprendre les différents niveaux de profondeur de la personnalité humaine. On pourra ainsi savoir à quel niveau se situe notre blocage et sur quel niveau il faut agir pour générer le changement voulu.


NB : le modèle créé par Robert Dilts était composé de 6 niveaux. Cependant mon formateur et sa formatrice avant lui ont ajouté un 7e niveau qui me semble pertinent. C'est donc ce modèle que je vais vous présenter.


Présentation

Les niveaux logiques permettent de structurer notre personnalité en donnant 7 niveaux de profondeur. Plus le niveau est élevé, plus on entre dans la profondeur de nous-mêmes, et plus il est difficile de le percevoir car ce qui s'y trouve est souvent inconscient.


La puissance du modèle vient du fait qu'à chaque fois le niveau du dessus va avoir un impact fort sur le niveau du dessous. L'inverse en revanche n'est pas du tout assuré : les niveaux du bas auront une influence beaucoup plus incertaine sur les niveaux supérieurs.


1. Environnement

Le premier niveau est appelé l'environnement. Nous sommes dans le niveau le plus superficiel, qui se trouve même à l'extérieur de nous-mêmes.


Les éléments qu'on range à ce niveau répondent aux questions : où ? avec qui ? depuis combien de temps ? C'est le niveau de l' "avoir" et aussi de l'être mais au sens géographique du terme.

Par exemple : l'entreprise dans laquelle nous travaillons, notre job, les personnes que nous fréquentons (amis, collègues etc.), le temps depuis lequel on occupe notre poste sont à ranger dans le niveau de l'environnement.


Comme c'est le niveau le plus bas, il découle de tous les autres niveaux. C'est donc dans notre environnement qu'on retrouve les résultats de ce qui se passe à l'intérieur de nous-mêmes.


Exemple : Isabelle est graphiste, à son compte, depuis deux ans (environnement). Elle a quitté son poste confortable d'une agence de communication suite à des problèmes relationnels avec sa hiérarchie qui l'ont presque poussée au burn out.


2. Comportements

Le second niveau est constitué de nos comportements c'est-à-dire des actions qu'on réalise et qui sont visibles de l'extérieur. La question à poser est "que fais-tu ?" : c'est le domaine du "faire".


Nos actions ont logiquement une influence directe sur l'endroit où on se trouve, les personnes avec lesquelles on est, l'entreprise dans laquelle on travaille etc.


Exemple : au moment de quitter son agence, Isabelle est passée à l'action : elle est allée s'expliquer avec son chef, a écrit et envoyé sa lettre de démission, puis elle est partie. Elle a ensuite fait une formation pour devenir indépendante et a déposé son statut quelques mois après. Dans notre exemple ce sont bien les actions mises en place par Isabelle qui ont généré l'environnement dans lequel elle se trouve aujourd'hui.


3. Stratégie - Capacités

On appelle stratégie la manière avec laquelle on agit. On range dans ce niveau les capacités (ce qu'on peut faire) mais aussi les pensées, la manière de s'exprimer. C'est le niveau du "pouvoir" (le verbe !) et la question à poser est "comment t'y prends-tu ?"


La stratégie que nous décidons d'adopter, elle-même fortement liée à nos capacités, va être la source des actions que nous mettons en place, c'est-à-dire de nos comportements.


Exemple : depuis plusieurs mois qu'elle se sentait mal, Isabelle a décidé de quitter son agence. Elle s'est donc dit "j'arrête, je ne peux plus continuer comme ça" et est allée se renseigner auprès d'un avocat. Ils ont décidé ensemble de la stratégie : c'est ce qui l'a amené à finalement passer à l'action.


4. Émotions

Ce niveau est celui des émotions. La question correspondante est donc "que ressens-tu ?" et c'est le domaine du "ressentir".


Les émotions sont à mi-distance entre les niveaux plus profonds de notre personnalités et les niveaux les plus superficiels. J'aime bien dire que les émotions sont les "messagers de notre inconscient" : elles permettent de transmettre des messages lorsque nous sommes alignés ou au contraire déphasés par rapport à notre "Moi" profond.


NB : c'est le niveau supplémentaire par rapport au modèle original. En effet Robert Dilts met les émotions avec les capacités.


Exemple : avant de démissionner, Isabelle est restée 5 ans dans son agence. Après 3 ans fructueux, son agence a été rachetée et son supérieur a changé. C'est à ce moment là que la situation s'est fortement dégradée car leur relation était très toxique : elle ressentait alors de la colère, de l'impuissance et une grande déception. Elle a continué à persévérer malgré tout, en espérant que sa situation allait s'arranger. Mais 2 ans après, son mal-être étant devenu trop important, elle a décidé de partir et de mettre en place un plan d'action. Ses émotions ont généré la mise en place de sa stratégie.


5. Valeurs et croyances

Le 5e niveau est celui des valeurs et des croyances. Les deux sont classées ensemble car à chaque valeur est associée une croyance : nous avons tous notre propre définition de nos valeurs, exprimée comme une croyance.

Prenons par exemple deux personnes qui ont comme valeur forte la générosité. Celles-ci n'en ont pas pour autant la même définition : pour l'une être généreux ce sera "donner une heure de son temps par jour pour aider les plus démunis" et l'autre croira qu'être généreux c'est "donner 10% de son salaire tous les mois à des associations". L'un et l'autre pourront considérer que l'autre n'est pas vraiment généreux !


La question est donc "que crois-tu ?" : nous sommes dans le "croire".


Ce sont nos valeurs qui, lorsqu'elles sont respectées ou au contraire remises en cause, vont déclencher nos émotions positives ou négatives selon le cas.


Exemple : En fait le nouveau manager d'Isabelle lui manque de respect : il s'approprie son travail devant le reste de la direction, lui parle de manière hautaine et méprisante lorsqu'ils sont tous les deux et ne lui témoigne aucune reconnaissance. Malheureusement il est très charmant avec sa direction et ceux-ci refusent donc de reconnaître ses tords face à Isabelle. Ses valeurs fortes étant le respect et la justice, elle ressent une forte colère face à l'injustice de cette situation, et de l'impuissance car elle n'a pas les moyens de faire entendre raison.


6. Identité et Mission

Le niveau de l'identité est un des niveaux les plus profonds et les plus importants : il définit la personne que l'on veut être et la mission/le rôle que l'on souhaite réaliser. La question est "qui es-tu ?" et ce niveau représente l' "être" au sens de l'essence de ce que nous sommes, et ce à quoi nous voulons "contribuer".


Cette identité et la mission que l'on s'est donnée sont souvent difficiles à trouver car très inconscients. Néanmoins cette mission se trouve en filigrane de tous nos choix car elle représente ce que nous voulons accomplir de plus important. Elle est appuyée par un ensemble de valeurs qui sont comme les piliers de notre identité.


Exemple : Isabelle a choisit de devenir graphiste car elle voulait permettre à des projets plein de sens d'être mis en lumière et ainsi d'apporter "sa contribution vers une société plus sensée" (mission). Le respect, la justice et l'action sont les valeurs primordiales dont notre société a besoin selon elle, et constituent donc le socle de sa mission. Son identité pourrait s'intituler "Porteuse de sens" par exemple (chacun donne les termes qu'il préfère à son identité).

Remarque : le métier de graphiste n'est qu'une stratégie pour répondre à sa mission. Il est possible qu'un jour elle décide de changer de métier afin d'apporter du sens mais d'une autre manière.


7. Vision - Appartenance

Le dernier niveau logique, qui représente donc la partie la plus profonde de la personnalité d'un individu, s'appelle appartenance et vision.


Notre mission n'a de sens qu'au sein d'un ensemble plus grand que soi : si nous voulons aider les autres, cela n'a de sens que s'il y a des "autres " et s'ils ont besoin d'aide. Ce niveau définit les groupes auquel nous nous sentons appartenir et que nous voulons servir, ainsi que la vision du monde que nous avons et qui justifie le besoin d'accomplir notre mission.


Ce n'est pas un hasard si le niveau de l'identité est représenté par un point de jonction entre l'appartenance et notre vécu intérieur : l'identité est le lien entre le groupe auquel je veux appartenir et moi. La question est donc "pour qui et pourquoi ma mission a-t-elle un sens ?" et nous sommes dans l' "appartenir".


Ce niveau est représenté comme ouvert car il peut y avoir plusieurs niveaux d'appartenance, de plus en plus vastes : la famille, l'entreprise, les humains, les êtres vivants, l'Univers etc. C'est aussi dans ce niveau qu'on classe notre spiritualité. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si les croyances spirituelles sont responsables des plus grandes réalisations, bonnes ou mauvaises : elles sont ce que nous avons de plus profonds !


Exemple : Isabelle pense que notre société est inégalitaire, et croit qu'apporter du sens va permettre de faire face aux enjeux sociaux. Son groupe d'appartenance est (dans ce contexte) "la société occidentale" et sa vision qu' "elle est inégalitaire et manque de sens". Sa contribution (mission) au sein de ce groupe est d'apporter du sens, appuyée par des valeurs de respect et justice.


En bref

Notre identité, la personne que nous voulons être, est associée à une mission que nous voulons accomplir. Mais ce rôle qu'on se donne n'a de sens qu'au sein d'un ensemble auquel on pense appartenir : c'est l'appartenance, associée à une vision, le niveau le plus profond de nous-mêmes.

Notre identité est soutenue par un ensemble de valeurs, chacune étant définie par une croyance. Le respect ou non de ces valeurs va engendrer des émotions qui vont nous alerter ou nous rassurer en fonction que l'on soit aligné avec notre identité profonde ou au contraire sur le mauvais chemin.

Ces émotions vont permettre la mise en place de stratégies et processus mentaux qui vont préciser les comportements à avoir. Ce sont finalement nos actions qui influencent l'endroit où nous nous trouvons, les personnes que nous fréquentons : notre environnement.


Exemple d'Isabelle :


Application : réussir ses bonnes résolutions !

Revenons au problème de base : pourquoi est-il si difficile de réussir ses bonnes résolutions ? Et bien si l'on regarde les niveaux logiques, on se rend compte que nous essayons de modifier un comportement (niveau 2) mais sans aller voir ce qui génère ce comportement (dans les niveaux supérieurs). Or il y a sans doute une raison, même si elle est inconsciente, de ne pas changer ! On ne peut pas juste changer la conséquence sans regarder la cause : la raison profonde pour laquelle nous agissons ainsi n'aura pas changé, et notre inconscient refusera de lâcher prise si on ne trouve pas une solution à son problème.


Pour réussir à modifier un comportement, ou générer un changement, il est fondamental d'aller voir ce qui se passe dans les niveaux supérieurs. Il faut changer sa psychologie, creuser l'intention profonde qui nous amène à agir ainsi. De cette manière on pourra trouver une nouvelle stratégie qui réponde à cette intention mais de manière plus saine.


Exemple : lorsqu'elle ne se sentait pas bien dans son agence, Isabelle a commencé à regarder des séries le soir, parfois jusqu'à tard dans la nuit. Résultat elle était encore plus fatiguée le lendemain ! Sa bonne résolution était donc d'arrêter de regarder des séries. Mais bien sûr elle n'y est pas parvenue tant qu'elle n'a pas quitté sa boîte : c'était son unique moyen de relâcher la pression ! Le comportement addictif avec les séries n'étaient en fait qu'une stratégie afin de se sentir mieux. Il était donc indispensable de couper la source du mal-être, situé au niveau des valeurs, pour pouvoir ensuite changer sa stratégie et son comportement.


Lien avec les parties

Peut-être que vous vous dites à ce moment là : "j'ai l'impression d'avoir plusieurs identités, plusieurs missions en fonction des contextes". Et c'est tout à fait normal : chaque partie de nous (cf. article "Comprendre les facettes de notre personnalité") peut être décrite sur tous les niveaux logiques.


Chaque partie est définie par sa raison d'être (c'est-à-dire sa mission), appuyée par des valeurs spécifiques, et utilise des émotions, stratégies et comportements propres pour répondre à sa mission. Notre personnalité globale est issue de l'interaction entre ces différentes parties.


Conclusion

Notre manière de nous comporter est toujours le reflet de qui nous sommes plus en profondeur. Pour cela les niveaux logiques sont un outil incontournable de tous mes coachings : ils apportent une structure pour mieux comprendre notre personnalité au-delà de ce qui est visible seulement.


De très nombreuses applications existent car les niveaux logiques peuvent aussi être appliqués à une relation, de couple ou professionnelle, et même à des entreprises. De nouveaux articles seront bientôt disponibles pour décrire plus spécifiquement ces applications.

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